mardi 24 avril 2012

Du rififi à l'UMP


Alors que tout le monde se demande ce que vont devenir les voix FN du 1er tour, comment les interpréter et quelles conclusions en tirer, pendant ce temps-là à l'UMP, on se dispute aussi... Mais en interne.
Alain Juppé s'est dit prêt à tout faire pour éviter une explosion de l'UMP en cas de défaite du chef de l’État.

Dire tout haut ce qu'on pense tout bas dans le parti majoritaire est plutôt mal vu.

Et Papa Sarkozy veille au grain en rappelant à l'ordre Alain, le fiston qui ferait mieux de se "concentrer sur le 2nd tour".
Considérant que l'avenir de l'UMP est "exactement dans ce qui n'intéresse nullement les Français", Nicolas Sarkozy recadre Alain Juppé qui avait déclaré qu'il était prêt "à tout faire pour que l'UMP garde sa cohésion, parce que reconstituer, pardon de dire les choses un peu brutalement, le RPR et l'UDF, c'est dix ans d'échec pour ce qui serait alors l'opposition".

Mais ça Nicolas Sarkozy s'en fout... comme pas mal d'autres choses d'ailleurs:

"Ce qui compte, c'est pas l'avenir de Nicolas Sarkozy, encore moins l'avenir de l'UMP, ce qui compte c'est l'avenir du pays, où voulons-nous aller, nous, les Français", a insisté le président et candidat de l'UMP, qui a assuré regarder "ce deuxième tour avec confiance".

Ailleurs dans la grande famille UMP, c'est Chantal Jouanno qui se fait remettre en place par François Fillon.
Celle-ci a déclaré que face à la montée du FN, la réponse n'était pas "dans la droitisation" et qu'elle voterait PS en cas de duel PS/FN aux législatives.

Sacrebleu! Est-elle devenue folle?

François Fillon a donc immédiatement réagi:
"Il faut refuser de se placer dans une hypothèse de défaite et refuser toute question sur l'après (...) Ces propos de Chantal Jouanno sont stupides et contre-productifs".

L'UMP est-elle dans le déni?

Le score de Nicolas Sarkozy, battu au 1er tour - résultat inédit depuis plus de 30 ans - pose légitimement la question de l'avenir de l'UMP d'une part, et de celle de la droite dans son ensemble d'autre part.
Quant on se rappelle que l'UMP désignait initialement l'Union pour la Majorité Présidentielle, il est évident qu'en cas de défaite, ces questions sont légitimes.
D'autant plus que Nicolas Sarkozy, l'a affirmé: s'il perd, il arrête la politique.
Les propos de Chantal Jouanno et d'Alain Juppé n'ont donc rien de choquant.

L'UMP est-elle dans la défaite?
Alors les paris sont ouverts. Le match de l'après-présidentielle entre Alain Juppé,  François Fillon et Jean-François Copé a d'ores et déjà commencé.
Ce dernier se projette même dans l'après-législatives en déclarant:
"Je vois bien les étapes à suivre. au lendemain des législatives, je vous proposerai un grand plan de mobilisation afin d'inviter chaque Français et chaque Française qui le souhaite à nous rejoindre, pour partir avec nous à la reconquête des territoires perdus en 2014".
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Et sinon au FN, on en pense quoi?

2 commentaires:

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