mercredi 18 avril 2012

Putain d'sondages

Trop de sondages tuent le sondage.
C'est ce que je me dis un jour sur deux, à chaque fois qu'il y en a un qui sort du placard.
Qu'ils soient bons ou mauvais pour François Hollande, je me dis "putain d'sondages".

Quand ils lui sont favorables, j'imagine tous les bons petits soldats UMPistes au garde-à-vous pour passer à l'offensive, renverser la tendance et y parvenir.

Quand il lui sont défavorables, j'imagine tous les bons petits soldats UMPistes en train de se rire de la "gauche molle" et ça me fout la rage.

Et quand ils sont très bons, comme ce matin, j'ai deux réactions simultanées.
1-- "Putain c'est bon ça, on va gagner!"
2-- "Putain d'sondages, à force de dire que c'est plié d'avance, plein de gens ne prendront même pas la peine de se déplacer
Bon et puis la matinée se passe, et je reçois ça dans ma boîte mail des "activistes-fh2012":
"Depuis quelques jours, les sondages donnent globalement une tendance au décrochage pour Sarkozy. En même temps : montée des "extrêmes", et forte mobilité de tout un pan de l'électorat. Si vous ajoutez à cela les incertitudes sur l'abstention, il faut en conclure que personne ne sait, en fait, ce qui va se passer dimanche".
Et là, j'me dis "Putain d'sondages".

Et j'imagine deux scénarios possibles pour le-la sympathisant-e socialiste motivé-e, mais pas trop. 
1-- "Cool! On va pouvoir se le faire ce week-end entre potes! On s'en fout du 1er tour. Tous les sondages donnent François Hollande en tête. Et ils sont même quasiment sûrs que Sarkozy sera à la rue le 6 mai écrasé à 58% par Hollande".
Et hop. Un groupe de potes en week-end, c'est une dizaine de votes en moins. 
Un groupe de potes en week-end par département, par ville, par quartier, et c'est la quille.
2--  "Putain... C'est chelou quand même un score pareil... Ça sent le complot. Ça pue l'intox. Genre stratégie pourrie: si on annonce une victoire écrasante de François Hollande, son électorat passif va pas se déplacer et la droite va l'emporter".
Inutile de vous dire que je me positionne dans le scénario n°2 et que c'est aussi là que vous devez être - sans vouloir vous commander hein...
On ne doit pas subir les sondages.
On ne doit pas se laisser porter par ces chiffres, aussi bons soient-ils.
On doit voter François Hollande dès le 22 avril.
On doit en remettre une couche le 6 mai.
On doit rester mobilisé-e-s. 
François Hollande l'affirme : rien n'est joué d'avance.
Nicolas Sarkozy s'accroche : il se battra jusqu'au bout.
Alors comme je le disais dans un précédent billet:

Votez pour François Hollande dès le 22 avril pour confirmer la tendance des sondages et prouver qu'ils sont dans le vrai.

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