jeudi 9 août 2012

Nicolas Sarkozy et la Syrie... Souviens-toi l'hiver dernier

Sarkozy Al-Assad
Bon maintenant, ça suffit, Nicolas Sarkozy: taisez-vous!


Je ne vais pas me fouler pour ce billet... Seulement reproduire in extenso deux extraits de deux interviews de Nicolas Sarkozy.... Histoire de lui rafraîchir la mémoire, à lui, à Frédéric Lefebvre, à Nadine Morano, à NKM et à toute cette clique nostalgique qui dit tout et n'importe quoi, tout et son contraire sur l'attitude à adopter avec Bachar Al-Assad.

Entretien du Président de la République Nicolas Sarkozy, avec la revue Politique Internationale, 5 février 2012
Quels sont les facteurs, selon vous, Monsieur le Président, qui distinguent les crises syrienne et libyenne quant à l’opportunité d’une intervention militaire internationale ?
"L’intervention militaire ne peut être la réponse à toutes les crises, aussi graves soient-elles. Ce ne peut être qu’un ultime recours, envisageable quand toutes les autres voies ont été épuisées et se sont révélées inefficaces, et seulement si certaines conditions sont réunies. La différence fondamentale entre les deux crises ? C’est que le Conseil de sécurité, dans le cas de la Libye, s’était entendu pour donner mandat à la communauté internationale de tout mettre en œuvre, y compris des moyens militaires, afin de protéger le peuple libyen. C’était la résolution 1973. Or, parmi les valeurs auxquelles la France est indéfectiblement attachée, et qui conditionnent son engagement, en particulier militaire, il y a le respect de la légalité internationale. Cela ne nous condamne pas pour autant à l’inaction. Comme je vous l’ai déjà dit, avec ses partenaires européens - mais pas seulement avec eux -, la France a adopté au cours des derniers mois plusieurs trains de sanctions économiques dirigées contre le régime. Des sanctions dont les conséquences sont déjà bien réelles. D’autres, comme la Ligue arabe, nous ont emboîté le pas. C’est cette stratégie qu’il faut poursuivre. La France est prête à aller plus loin, avec l’Union européenne, si c’est le prix pour que le régime entende raison et accepte de se plier aux attentes de son peuple. Cette stratégie de sanctions va de pair avec le soutien politique déterminé que nous apportons, avec nos partenaires, à l’opposition syrienne. (…)"
Sur la Syrie : seriez-vous favorable, dans la panoplie des mesures et initiatives que  vous annoncez, au franchissement d’un pas supplémentaire et à la fourniture aux rebelles  d’une aide militaire - que ce soit de la formation ou même des armements – comme l’insurrection elle-même le demande et un certain nombre de pays arabes le proposent ?
"Nous serons favorables au passage à un cran supplémentaire s’agissant de l’aide aux démocrates en Syrie. Mais nous ne ferons rien tant qu’il n’y aura pas une résolution du Conseil de sécurité. Il n’est pas question d’agir, directement ou indirectement, tant que le Conseil de sécurité n’a pas établi la stabilité juridique, les conditions juridiques d’un cran supplémentaire - que ce soit les zones humanitaires, les livraisons d’armes pour l’opposition ou les corridors. Je rappelle qu’à chaque fois que nous sommes intervenus - en Côte d’Ivoire  comme en Libye, au Liban comme en Afghanistan - il y a eu préalablement une délibération du Conseil de sécurité des Nations unies. Il s’agit quand même du droit international ! Il n’est pas possible qu’un pays comme la France puisse agir d’une manière ou d’une autre sans que l’instance qui émet les normes internationales ne se soit prononcée. C’est frustrant. Je vois bien les morts qui s’accumulent, les atrocités qui s’accumulent. Nous faisons tout notre possible pour lever les obstacles à cela. C’est difficile, vous le voyez, mais j’espère que quand  un certain nombre de rendez-vous politiques seront derrière nous, dans d’autres pays, nous pourrons avoir une discussion plus sereine sur la communauté internationale et la Syrie. (...)"
Donc, pour conclure, et pour faire plaisir à Yann: Voilà quoi !

10 commentaires:

  1. Réponses
    1. oui tout à fait... Va falloir que je m'applique et que j'arrête ce tic verbal du "voilà"... Ça va pas être simple!
      Et comme dirait ma mère : "ce qui est fait n'est plus à faire"
      voil... heu... Et puis c'est tout!

      Supprimer
  2. Vous faites partie de ceux qui hurlent avec les loups. Qu'y a-t-il de choquant, contradictoire, insupportable dans les 2 déclarations citées ?
    Et surtout quelles sont celles de notre nouveau président et du gouvernement actuel ?
    Silence radio...
    Alors un peu de recul, de réflexion, d'intelligence SVP, voilà quoi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il n'y a absolument rien de contradictoire et je n'ai rien contre. Nicolas Sarkozy et ses fans critiquent l'attitude de François Hollande alors qu'elle est précisément celle qu'avait adoptée Nicolas Sarkozy l'hiver dernier. À ceci près que lui, il a envoyé là-bas une mission humanitaire avant-hier

      Supprimer
  3. Merci encore !! Vous êtes les seuls qui parlez de lui !!! Vous faites son jeu ! Vous êtes ridicules..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dites-donc, c'est un job à temps plein de faire le tour des blogs avec lesquels vous n'êtes pas d'accord pour donner votre avis? Et sinon? Ça paie bien troll comme job?

      Supprimer
    2. À temps plein? Non pas vraiment .
      Et vous est-ce votre job?
      Et relisez bien mes propos .. Je suis comme vous mais en modéré .Et quand je vois le niveau de notre gauche depuis quelques années j'espere qu'il y aura un homme ou une femme digne de ses idées .

      Supprimer
  4. Il faut parfois se mettre au niveau de la droite - hélas - pour donner son avis sur un sujet qui n'en vaut pas la peine. Difficile aussi de rester passive quand j'entends Morano et consors dire bimmorte quoi.
    Et sinon, merci d'éviter les insultes du type "vous êtes ridicules". Z'avez le droit de ne pas être d'accord. Z'avez aussi le droit de modérer vos propos. Ici il n'y a pas de modération des coms car j'estime que chacun-e est capable de le faire. Mais je me trompe peut-être....
    Et sinon: non c'est pas mon job.
    Et pourquoi vous ouvrez pas un blog? Ça permettrait de débattre aussi chez vous? Z'en avez un?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aaah. Nous sommes d'accord! Gloire! Alors? Vous avez un blog ou pas? Sinon, tenez-moi au courant dès qu'il est ouvert :-)

      Supprimer

Vous qui passez par là, ne restez pas anonyme et choisissez au moins un pseudo.
Et si vous voulez balancer du lien, intégrez cette balise