vendredi 26 octobre 2012

IVG, contraception: le Ministère des Droits des Femmes au boulot

Aujourd'hui, pour celles et ceux qui suivent ce blog, pas de questions de genre comme tous les vendredis.

Je suis sans Internet depuis 2 jours et mon wifi est capricieux. Je pourrais faire comme Nicolas et taper mes billet sur l'appli Notes de mon iPhone pour les coller ensuite dans l'appli merdique de Blogger, mais faut croire que je ne suis pas très douée et que ma psychomotricité en termes de blogging sur un téléphone s'arrête là.
Et comble de malchance, le seul appareil qui capte un wifi potable est mon vieux EeePC de chez Asus... Dont l'affichage est abscons et les touches du clavier microscopiques... 

Alors, histoire de combler le vide du QG de ce matin, un petit mot sur une mesure phare  du Ministère des Droits des Femmes: le remboursement à 100% de la contraception et des IVG

"Le droit à l’avortement et l’accès à un mode de contraception adapté sont des sujets majeurs pour les droits des femmes, en France comme sur la scène internationale. Le droit à disposer de son corps est l’une des conditions de l’émancipation, une étape indispensable qui en détermine beaucoup d’autres".

Depuis leurs prises de fonction, Najat Vallaud Belkacem et Marisol Touraine sont engagées dans ce but: améliorer l’accès des femmes à ce droit fondamental qu'est la liberté pour les femmes, de disposer de leurs corps.

Il y a quelques temps, alors que je débattais ici même dans les commentaires d'un billet  (que je ne retrouve pas faute d'avoir un ordi digne de ce nom), quelqu’un m'a interpellée sur les conséquences de ce genre de mesures sur le trou abyssal de la Sécu, Je me suis permise de lui rappeler qu'à l'heure actuelle, la plupart des pilules contraceptives ne sont que partiellement remboursées, voire pas du tout. Alors à moins d'avoir une mutuelle qui les prend en charge intégralement sur présentation d'une facture, les femmes qui ont choisi ce moyen de contraception doivent débourser entre 15 et 35 € tous les 3 mois.

C'est pas beaucoup je vous le concède.

Mais pour celles qui ont entre 15 et 17 ans, ça peut carrément devenir hyper compliqué.
Car aujourd’hui, les remboursements de contraceptifs consacrés aux mineures de 15 à 17 ans par la Sécu le sont au taux de 65 %. 

Comme le rappelle le Ministère:

"Il existe donc un frein financier dans l’accès à la contraception pour ces jeunes femmes. C’est d’ailleurs un des enseignements de l’enquête Fécond rendue publique il y a quelques semaines (voir l’article consacré à l’enquête). C’est pour cette raison que le gouvernement a proposé à l’Assemblée Nationale d’inclure dans le Projet de Loi et de Finances 2013 (PLF) que les mineures de plus de 15 ans puissent être remboursées intégralement de leur contraceptif, où qu’elles se rendent pour l’acheter. L’économie peut représenter plus de 60 euros par anpour une pilule ou près de 40 euros pour l’installation d’un implant".
Cette mesure existait déjà pour les mineures ayant eu accès à la contraception par le biais de centres du Planning Familial. Il s'agit désormais de l'étendre sur l'ensemble du territoire.

Parallèlement à cela, le Gouvernement s'engage à mettre en place un dispositif de sensibilisation à la diversification du modèle contraceptif actuel pour toutes les femmes et de tous les âges.

Cette nouvelle mesure s'inscrit dans une politique plus large visant à garantir le droit des femmes à maîtriser leur sexualité mais aussi à en disposer comme elles l'entendent.

Car inutile de vous rappeler que la situation s'était considérablement dégradée et que vues les prises de position de Nicolas Sarkozy sur ces questions, s'il avait été élu, ça ne se serait pas arranger.

C'est donc à bras-le-corps que le Gouvernement s'est attelé à la tâche:
  1. Remboursement à 100% de l'IVG
  2. Revalorisation significative du tarif de l'IVG
  3. Mise en place d'une instruction adressée aux Agences Régionales de Santé pour permettre la prise en charge des demandes d'IVG pendant les congé, particulièrement l'été
Enfin, le Ministère des Droits des Femmes rappelle aussi que:
"La question de la santé génésique implique également d'améliorer l'éducation à la sexualité telle qu'elle est mise en œuvre à l'école. Ces problématiques seront au cœur du comité interministériel aux droits des femmes qui se tiendra fin novembre". 

Désolée pour les fautes de frappe et autres coquilles dans ce billet tapé à l'arrache sur un coin de table.

6 commentaires:

  1. Bravo quand même pour une déficiente d'internet : c'est un sujet majeur et une très belle note.

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  2. Il est en effet urgent d'améliorer l'accès aux contraceptifs, pour que l'avortement ne soit jamais un moyen de contraception ....

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  3. Birthcontrolgirl1 novembre 2012 à 14:27

    Bonjour, je suis toujours ravie de trouver des articles sur le sujet de la contraception. Ceci dit, il y a un certains nombres d'inexactitudes dans votre articles qui sont dommageables pour l'intérêt du débat.
    La première, qui est celle de la plupart des journalistes également, c'est de confondre la contraception et la pilule. Tout le travail des acteurs de la contraception sur le terrain (CPEF, planning familial, etc.) et au nationale est de faire comprendre que la contraception est assez variée et peut répondre à la diversité des cas qui se présente. Car le pb de la contraception en France, c'est avant tout une prescription stéréotypée (pilule, puis après le premier enfant stérilet). Alors qu'une proportion très importante de femmes l'oublient. Ce qui fait de l'oubli de pilule la cause d'un quart des ivg. Ironique tout de même!
    De nombreuses pilules sont remboursées. Pas toutes certes. Mais un vrai pas en avant consisterait à rembourser d'autres modes de contraception : l'anneau vaginal, le patch, par exemple. Or, seuls les contraceptifs déjà remboursés par la sécu seront intégralement pris en charge pour les 15-17 ans; on ne rebat pas les cartes en somme.
    Par ailleurs, les contraceptifs remboursés le sont à 65% quel que soit l'âge de la patiente.
    Enfin, il existe depuis toujours des structures qui accueillent, proposent des consultations gratuites et des contraceptifs gratuits aux mineures QUEL QUE SOIT LEUR AGE. Cette mesure est donc un peu cosmétique. Elle ne cherche pas à renforcer le dispositif existant qui est en souffrance car de nombreux CPEF ferment ou manquent de moyen.Et par ailleurs, il ne règle pas la question de la consultation : quand on n'a pas de sous pour payer une boite de pilule, ou un stérilet, on n'en a pas non plus pour payer le médecin généraliste ou le gynécologue.
    Voilà pour les précisions. Il y en aurait d'autres je pense. Gaelle-Marie Zimmermann a écrit un article assez juste à ce sujet sur le Pus du nouvel Obs qui n'est pas inintéressant en complément.
    Je comprends votre enthousiasme, mais je pense qu'il faut être exigent avec nos dirigeants et ne pas se contenter de mesure d'affichage qui ne modifient pas de pb de fond.

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