lundi 24 février 2014

4 jours à Amsterdam - 4 days in Amsterdam - 4 dagen in Amsterdam

Je viens de passer 4 jours à Amsterdam.
Partie de chez moi lundi dernier à 5h du mat.
Revenue jeudi à 21h.
C'est pour ça que c'était calme ici, tu vois.
Depuis jeudi, j'ai pas arrêté 1/2 seconde à cause de la campagne des Municipales.
Heureusement que je reprends le taf aujourd'hui, comme ça j'ai le temps d'écrire. Merci le RER.

Bref. Amsterdam, c'est une sacrée bourgade. Crois-moi.
 
C'est une "walking city" contrairement à Londres par exemple. Je dis ça parce qu'en 2011, quand je suis partie à Londres, on faisait les malins avec M., genre:
"Nan mais les transports à Londres, c'est vraiment trop cher, c'est abusé. On les prendra pas. On prendra notre temps mais on marchera."
T'as raison ouais. Au bout de 4h sur place, on achetait nos tickets de métro.

Alors qu'Amsterdam se traverse en long, en large et en travers, à pinces.
  • À condition d'avoir une boussole.
  • À condition d'avoir une carte de la ville.
  • À condition d'avoir de bonnes pompes.
Du coup, puisqu'on parle godasses, je vais répondre à P'tit Louis qui m'a taguée dans son dernier billet qui parle de pompes. Pour Amsterdam, j'avais chaussé mes Doc Marten's. Confortables, imperméables et chaudes. L'idéal pour crapahuter dans la Venise du Nord. 

Donc le lundi, après avoir fini notre nuit dans le Thalys. Confortable mais bruyant (rapport au jingle de 5 secondes qui précède les annonces en 3 ou 4 langues après chaque gare), nous débarquons frais comme des gardons à la Centraal Station d'Amsterdam (A).

Comme on savait que notre hôtel (C) était pas loin de la gare (Harlemstraat), on file se débarrasser de notre valoche.15 minutes plus tard, nous voilà délestés de l'objet, nous quittons notre hôtel Quentin Arrive et nous sommes lost in Amsterdam. À pieds mais sans plan de la ville.
Qu'importe. Nous marchons dans le dédale des canaux, des rues, des allées piétonnes, on tournicote et on trouve un café.

Attention, pas un coffeeshop hein. Un café. Un vrai. Comme chez nous.
Mais avec chaises en bois sur le trottoir et couverture en polaire à disposition. Classe.

Mais surtout: un bon café. Je ne le dirai qu'une seule fois: on en a bu plusieurs fois par jour pendant 4 jours, dans 10 cafés différents. Résultat: le café hollandais est bien meilleur que la café parisien. Voilà c'est dit. Et en plus, il est toujours accompagné d'un biscuit.
On continue notre marche. Et on fait une nouvelle pause.
Dans un coffeeshop cette fois-ci: le Blue Bird. Il existe depuis les années 80 si j'ai bien compris.

Les coffeeshops
Il y en a à tous les coins de rue. Et même plus. Ils se succèdent les uns après les autres dans certains quartiers. Quelques effluves s'en échappent jusque sur le trottoir, ça ajoute à l'ambiance des rues aux 3/4 piétonnes. Ils sont fréquentés par des jeunes, des hommes, des femmes, seuls ou accompagnés, mais aussi par des retraités comme le vieux monsieur à ma gauche au Blue Bird qui arrivait à rouler ses joints mais qui n'arrivait pas à déballer son spéculoos et à qui j'ai filé un coup de main. Il y a aussi pas mal de salariés qui y prennent leur pause entre midi et deux.

Les jours suivants, on a jeté notre dévolu sur le coffeeshop en bas de l'hôtel: le Dampkring (C). Moins loin. Plus pratique.
 
Quand on parle des coffeeshops ici en France, on s'imagine un repaire enfumé, avec des tox comateux qui scotchent le regard dans le vide telles des rascasses séchées au soleil.
Que nenni!
On en est très loin. Faut arrêter de fantasmer. Tu entres dans le coffee, tu consultes la carte des herbes et haschichs, on t'explique leur origine, leurs effets, leur maturation, leur prix. On te rappelle que c'est 5g maxi par personne, que c'est à consommer sur place, qu'on ne te servira pas d'alcool ici. À tel point que certains établissements sont des bars pendant la journée et deviennent des coffees le soir. On ne mélange pas les licences.
Donc tu fumes un joint ou deux sur place et tu te casses avec ce qui te reste. En même temps, tu bois un bon café ou tu sirotes un smoothie, grande spécialité hollandaise.

Tranquille Émile.

On reprend notre balade, appareil photo en action. Entre temps, on a dégotté un plan de la ville. On fait gaffe à pas se prendre un cycliste. Il y en a dans tous les sens. C'est le paradis des vélos, freestyle en circulation. Du coup quand t'es piéton, c'est un peu chaud il faut bien le dire.

En même temps : 750 000 habitants et 550 000 vélos, tu vois le tableau.

Quand ils sont pas en vélo, les Amstellodamois sont dans les tramways, les bus, les métros. Mais pas vraiment dans les bagnoles. C'est vraiment pas une ville pour les bagnoles. De toutes façons, à 5€ l'heure de stationnement, t'as vite fait d'enfourcher un vélo ou de grimper dans un tram. Surtout que les trams, ils rigolent pas. Ils vont hyper vite et t'emmènent de Centraal Station au Musée Van Gogh en un éclair. À 2,70€ le ticket valable une heure, on aurait tort de s'en priver.

Le Musée Van Gogh (G) vaut vraiment le détour. Tout y est. Les salles sont parfaitement agencées, quelques activités interactives permettent de mieux appréhender les œuvres. Et en plus, il n'y avait pas trop de monde. Il n'en manquait qu'une: Les Tournesols, partis en voyage aux États-Unis.

J'aurais voulu visiter la maison d'Anne Franck mais je dois avouer que les 2 heures de file d'attente ont eu raison de moi.

Du coup, moins culturel mais tout aussi hollandais, nous avons tenté l'Heineken Experience (F), un musée à la fois tradi et interactif sur l'empire Heineken.

Des premières pintes de bières en ferblanterie au sponsoring de la Champions'League, tout y passe. Avec 2 pauses binouzes pendant la visite, ce qui ne gâche rien. En même temps, c'est le moins qu'on puisse nous proposer parce que 17€ par tête, c'est pas donné. Mais ça vaut le coup. Et le musée est vraiment riche et très beau.

Comme on en avait plein les guiboles, on a revêtu nos plus belles panoplies de touristes de base et on a grimpé à bord d'un top off bus qui faisait le tour de la ville.

Un pass pour 24h, on monte où on veut, on descend où on veut selon un itinéraire évidemment touristique, de base. Avec écouteurs et traduction en français, c'est bien pratique et quand tu n'es là-bas que pour quelques jours, c'est idéal pour apprendre plein de trucs.
Je ne te dirai pas le prix car c'est M. qui m'a offert le package Thalys + hôtel + top off bus + ballade en bateau.

Ah oui, parce que quitte à être touriste à Amsterdam, autant prendre le bateau.

On a choisi de faire le tour en pleine nuit. Ça valait le coup. Avec ses 100 km de canaux, ses 1500 ponts, se promener à Amsterdam sur l'eau, c'est parfait, surtout pour apprécier à sa juste valeur l'architecture des maisons patriciennes toutes collées et unes aux autres.

Bon je sens que tu t'impatientes... Je te parle de la nuit et tu te dis:
"Mais quand est-ce qu'elle va nous parler du Quartier Rouge?"
Bah maintenant.
On avait fait le pari de ne pas le chercher mais de tomber dessus. Et donc on est tombés dessus. Deux rives le long d'un canal bordé de vitrines semblables à des boxes en verre derrière lesquels des femmes aux 3/4 dévêtues attendent les clients. C'est surprenant. Je ne saurais dire si ça m'a mise mal à l'aise ou si ça m'a interloquée. Un peu des deux sans doute.
Mais je crois que ce qui m'a le plus dérangée, ce sont les touristes qui font des photos et les keufs qui répètent à l'envi:
"No photo! No photo!"
Car les gens sont carrément au spectacle. C'est hallucinant.
Les portes des vitrines s'ouvrent et se ferment sans cesse. Les clients s'enchaînent. C'est le principe.
J'ai pas grand chose d'autre à te dire sur le Quartier Rouge. On s'est pas tapé les deux rives du canal. Faut pas pousser.

Ce qui est surprenant à Amsterdan c'est qu'il y a presque autant de coffeeshops que de sex-shops.

Et pas dans des quartiers réservés comme c'est un peu le cas à Paris. Tu peux trouver entre une épicerie et un boulanger un coffeeshop et 30 mètres plus loin entre un magasin de fringues et un tabac, un sex-shop avec gode-ceinture, cravache et bondage en vitrine. Tranquille.

Question bouffe, les Hollandais sont pas très forts.

Leur gastronomie c'est un peu un mix entre l'Angleterre et l'Allemagne. Du coup, c'est pas fameux, sauf si tu est amateur de hareng, d'édam et de spéculoos. Donc on n'a pas pris trop de risques. Par contre, question boulangerie et pâtisserie, là, y'a pas à tortiller, ils sont au top. Pour des pecan pie et des walnut pie, deux adresses à retenir:
  • Kuyt (Utrechtsestraat 109-111), le meilleur pâtissier hollandais depuis 2006 (E) 
  • Vlaamsch Broodhuys (B)
C'est bourratif mais, fichtre, c'est excellent!

Et sinon, on a dégotté un Pasta Bar vraiment pas cher et extra (D).

Bref, tu oublies ton régime pendant 4 jours.

Donc, à Anton qui se demandait ici ce que j'allais faire à Amsterdam en plein hiver, il a la réponse: passer du bon temps.

29 commentaires:

  1. Pour la maison d'Anne Franck, ne regrettez rien car c'est de la pure arnaque : cela fait belle lurette qu'elle n'y habite plus.

    Et le Rijksmuseum ? J'aurais bien aimé avoir vos impression de cet endroit-là, plutôt que votre tournée des rades pour épaves droguées.

    Quant à la nourriture, il ne faut fréquenter que les restaurants indonésiens.

    Dernier trucs : si on n'avait pas annulé notre séjour, par pure flemme de bouger de chez nous, on se serait trouvé à Amsterdam en même temps (mais, j'imagine, pas dans le même hôtel). Funny, isn't it ?

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    1. Yes it is, indeed.

      Je suis déçue pour Anne Franck, vous venez de briser mon rêve, j'étais convaincue qu'elle m'attendrait avec un café.

      Quant au Rijksmuseum, nous hésitions... Et nous avons opté pour Van Gogh.

      Pour les restos indonésiens, vous avez raison, j'aurais du en parler mais mon billet est vraiment trop long.

      Quant aux épaves droguées, désolée de vous décevoir, j'en ai croisée une... une épave... Et il était Français!!!

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    2. Mais je n'ai absolument rien dit sur la nationalité des épaves !

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  2. C'était pas un blog politique, ici, avant ? Et les putes en vitrine, par exemple. Tu aurais pu nous faire un joli reportage ?

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    1. C'est toujours un blog politique... Mais comme j'étais pas là, j'explique! Non mais oh!
      Quant aux putes en vitrine, tout est dit!

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  3. Hé hé, le coffee en bas de l'hôtel... c'est qu'elle est pas folle notre glooooobe trotteuse!
    Et donc oui, après, le moindre cycliste devient un véritable danger... :)
    J'ai aimé lire ce petit récit.

    Sinon, "faites connaissance avec les membres de la liste Yerres avant tout"...
    Alors je pourrais vous dire que les "membres", ils sont plutôt minoritaires (c'est quoi cette parité à la mord moi le...?!), je pourrais dire que ça manque de diversité aussi, mais en ce jour de billet non politique, je me contenterais de dire que j'y ai vu de jolies filles et que vous en faites partie (vous êtes déjà de gauche, pouvez pas non plus avoir tous les défauts de la terre...).

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    1. Les vélos sont des dangers même quand on est sobre et frais comme des gardons!

      La liste est parfaitement paritaire. ce n'est pas parce que tout le monde n'est pas sur la photo, que nous ne sommes pas 35: 1 tête de liste puis 17 femmes et 17 hommes dont 2 qui ne voulaient pas figurer sur notre site. C'est leur choix, nous l'avons respecté.
      Quant à la diversité, chacun-e était libre de nous rejoindre. C'est ainsi.

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    2. Oui, bon... c'était juste pour vous dire un truc gentil à la fin, là où d'habitude j'ai plutôt tendance à être vache avec vous.
      J'aurais du m'abstenir, ou alors mettre des smileys partout, (euh...smilette).

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    3. Oui bon bah d'accord, j'ai compris:
      Merci Anton.

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  4. Voilà un joli billet qui me donne envie d'aller faire un tour à Amsterdam...Le quartier rouge a nourri mes fantasmes d'adolescent (donc, il y a bien longtemps)...je croyais que ça n'existait plus...

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    1. Merci Kalondour.
      Mais au risque de te décevoir, le quartier rouge n'a vraiment rien de fantasmant...

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  5. Tu pousses ton "Stop Bashing" très loin ...
    Jusqu'à aller en Hollande ! .....
    C'est beau ce militantisme forcené !

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    1. Ah oui bon bah du coup j'ai ajouté le libellé Hollande à mon billet.

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  6. Je ne connais pas encore Amsterdam et pourtant j'ai de la famille (éloignée certes) qui habite dans le coin.

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    1. Bah alors? Qu'est-ce t'attends?

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    2. Qu'ils parlent français sans doute.

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    3. Ah ben c'est pas gagné! Ils parlent angliche...

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    4. Ah non je t'assure. Ils parlent tous anglais!

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    5. Oui mais bon, j'ai du mal à tenir une conversation.

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    6. Oui sors vu sous cet angle...

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    7. Je recommence:
      Oui ALORS vu sous cet angle...

      Gggrrrhhh l'iPhone...

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  7. J'adore Amsterdam. Il y a quelque chose d'immobile dans ce port, la lumière ou la brume. Je ne sais plus trop, il y'a trois décennies que je n'y ai mis les pieds. Ha si ! jolies peintures et jolis diamants ^^ . Bon les doc Martin excellent choix :.) merki pour le lien

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    1. Le seul truc un peu pénible, dans cette ville, ce sont ces fucking marins qui pissent sur les femmes infidèles.

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    2. Vous parlez sûrement de ceux de la royale, ou de cette chanson de geste propagée par brel, ou peut etre est ce de son sample stromaé . je ne sais plus. Mais effectivement le face à la mer est un truc de gabier. Que je pratique volontiers ;.)

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