mercredi 16 avril 2014

Malheur! Des femmes à bord!

De toutes les armées, la Marine a été la plus lente à se féminiser.
Tout ça à cause d'un foutu préjugé qui voulait que les femmes à bord portent malheur.
  • A cause de leurs règles qui déréglaient les boussoles.
  • A cause de la promiscuité des habitacles et des cabines.
  • A cause de la testostérone incontrôlable des hommes.
  • A cause de la fragilité naturelle des femmes qui les rend hystériques toutes les 30 secondes au bas mot.
Quelques semaines seulement après le tollé provoqué par la sortie du bouquin La Guerre invisible, le Ministère de la Défense vient d'annoncer que les sous-marins accueilleraient désormais des femmes à leur bord.

70 ans après la création des "Forces Féminines de la Flotte" pendant la Seconde Guerre Mondiale et à 5 jours du 70ème anniversaire du droit de vote des femmes, on peut dire que la Marine aura mis le temps avant de considérer les femmes comme des égales de leurs homologues masculins.

Ce qui est intéressant, c'est la réaction de l'état-major à la décision du Ministère:
"On vérifie que ça fonctionne et on étend si ça marche."
Et pourquoi ça ne marcherait pas? Je pose la question. Mais je connais fort bien la réponse.

Quand j'entends dire ici ou là qu'il n'y a plus de discriminations, que les femmes font chier à revendiquer de nouveaux droits tous les 4 matins, ça me fait doucement rigoler.

Car le "problème" dans l'armée, ce ne sont pas les femmes. Ce sont les hommes qui ne supportent pas cette invasion féminine dans une activité virile, dans un bastion qui est le leur, dans la sphère du combat qui ne peut pas être celui des femmes, êtres fragiles par nature et qui - par-dessus le marché - donnent la vie et ne peuvent donc pas prétendre au droit de la reprendre en combattant comme des hommes.

Le problème, ce sont ces hommes qui vivent entre eux et qui sont "en manque" et qui ne peuvent pas se tenir tranquilles juste le temps d'une mission en pleine mer ou sur le théâtre des opérations extérieure dès qu'une femme apparaît sous leurs yeux.

Le problème, ce sont les préjugés qui veulent que les femmes, qui embrassent la carrière la plus masculine qui soit, aient nécessairement un problème avec leur identité de femme, voire avec leur sexualité.

Le problème vient aussi des états-majors qui font mine d'une soit-disant bonne volonté pour féminiser l'armée mais qui ferment les yeux lorsque leurs hommes se comportent comme des gorets dès lors que des femmes y sont intégrées.

Bref. J'espère que cette féminisation va se faire dans les meilleures conditions possibles.

Et je souhaite bon vent aux femmes marins!


Source des illustrations:
Archives Nationales: 435 AP / Fonds Yvette Lebas-Guyot.

51 commentaires:

  1. Hé ho ! Tu fais un monde pour rien : une barrière saute, ne gueule pas contre les raisons de la barrière. Et n'en invente pas non plus. Il se trouve que les officiers supérieurs de la marine pensaient que 70 jours de proximité dans un espace clos comme celui des sous-marins pouvait poser des problèmes...

    Ont-il vraiment tort ?

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    1. Mais non mais non, je fais pas un monde pour rien. C'est la réaction du mec de l'état-major qui m'agace, mais bon.
      Ont-ils vraiment tort?
      La faute à qui les problèmes?
      Et je n'ai rien inventé hein, j'explique juste pourquoi on a mis si longtemps...

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    2. La réponse de l'état major me laisse dubitatif aussi. Les préjugés sont une tache de myrtille sur un linge immaculé : on a beau laver avec de la lessive mangetout, ca reste et ca s'incruste comme un emplâtre à une verrue.
      On devrait se demander si c'est parce que c'est UN état-major imprégné de préjugés sur X années de sa vie que sa réaction est aussi tiède.
      Moi je dis, Mesdames, foncez dans la Marine et faites vous respecter.
      Personne n'a le droit de dire ce que vous devez faire.
      Ras le bol du paternalisme et du patriarcat. J'en ai souffert et je ne le souhaite à personne.

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    3. Oui tu as raison, c'est lourd.

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  2. C'est bizarre, je croyais que c'était déjà le cas...

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    1. Non. Pas dans les sous-marins. Dans les portes-avions et les patrouilleurs, oui.

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  3. À mon avis, les sous-marins vont rapidement couler…

    Ce qui m'amuse c'est que, comme d'habitude, on fait tout un ramdam pour presque rien. Car on va rapidement se rendre compte, au grand désespoir des féministes pures et dures, que l'on ne trouvera pratiquement pas de candidates pour aller s'enfermer là-dedans et que les femmes continueront bêtement à préférer devenir infirmières ou assistantes sociales. La réalité est très méchante avec vous, je trouve.

    Remarquez, tant mieux : cela évitera d'avoir à abaisser le niveau d'exigences, comme ç'a été le cas dans l'armée américaine depuis que les femmes y sont entrées.

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    1. On ne trouvera pas de candidates pour la simple et bonne raison que cette voie professionnelle leur a toujours été fermée. Mais avec le temps, il y a fort à parier que les écarts entre hommes et femmes se réduiront dans l'armée.
      Je ne crois pas qu'elle "préfèrent" devenir infirmières ou assistantes sociales, pour les mêmes raisons que je viens de donner. Dès lors que ces métiers sont vus comme "féminins", peu d'hommes s'y engagent, et vice-versa.
      Pour votre dernière remarque, vous devriez lire Martin Van Creveld, je suis sûre que ses arguments vous raviraient!

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    2. C'est qui, ce Martin ?

      Sinon, la question de fond serait plutôt : pourquoi les hommes préfèrent-ils certains métiers et les femmes d'autres, quelles que puissent être les incitations dans les deux sens.

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    3. Martin Van Creveld défend l'idée que la féminisation des armées a entraîné leur déclin... Comme vous quoi...

      Et pour répondre à votre question: peut-être parce que depuis la nuit des temps on martèle dans le crâne des petits garçons: "Tu seras un homme mon fils" et dans le crâne des petites filles qu'elles doivent être douces, gentilles, sages et à leur place pour être de parfaites femmes... Au sens où l'entend la société.

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    4. "Martin Van Creveld défend l'idée que la féminisation des armées a entraîné leur déclin... Comme vous quoi..."

      dans les années 60 Evelyne Sullerot défendait la même chose pour l'enseignement et le magistrature
      elle disait une fonction qui se féminise et dévalorisée

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    5. Je pense qu'il y a erreur Bob. Evelyne Sullerot au contraire dénonçait cette idée largement répandue qui veut que dès qu'une profession se féminise, elle est dévalorisée.

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    6. On ne "martèle" rien de semblable, et surtout pas "depuis la nuit des temps" ! La répartition des tâches entre les mâles et les femelles existait avant même qu'il n'y eût un embryon de société.

      Pour ce qui est de la dévalorisation des métiers lorsqu'ils se féminisent, ce n'est nullement une "idée" mais un fait que chacun peut aisément vérifier, notamment, en effet, en médecine générale et chez les avocats pénalistes. Quant à l'enseignement, l'effondrement est désormais à peu près total.

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    7. La répartition des tâches entre mâles et femelles... Si vous parlez des animaux, admettons. Si vous parlez des hommes et femmes de Cro-Magnon, il me semble que la société actuelle n'est pas obligée d'appliquer les mêmes codes sociaux que nos illustres ancêtres. Je nourris l'espoir que nous ayons quelque peu évolué...

      "chacun peut aisément vérifier" que la médecine générale et la profession d'avocat pénaliste ont périclité avec la féminisation... J'attends vos sources!

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    8. Interrogez des médecins et des avocats relativement âgés, et demandez-leur de comparer pour vous leur train de vie d'il y a trente ans avec celui d'aujourd'hui, vous verrez ce qu'ils vous diront.

      Pour le reste : que nous ayons "évolué" depuis Cro-Magnon, c'est possible. (Encore que si vous comparez les peintures de Lascaux ou des Eyzies avec les réalisations de l'art contemporain, vous viendrez peut-être à en douter…). L'erreur fondamentale que vous faites (le vous, ici, est collectif) est de penser que la culture a remplacé la nature. Or, non : la culture s'est édifiée à partir du socle naturel, elle y a ses racines. La culture n'est pas un truc hors sol flottant dans l'éther, telle une Idée platonicienne. En un mot, il n'y a pas eu, un jour (et d'ailleurs quand ? Et où ?) un conseil de vieux mâle blancs qui s'est réuni pour décider que, désormais, on allait cantonner les femmes à certaines tâches et les hommes à certaines autres. Nous sommes, dit-on des animaux politiques. On pourrait dire aussi : culturels. Seulement, il ne faut pas oublié que, dans cette expression, il a aussi "animaux".

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    9. Pardon mais interroger des avocats et médecins relativement âgés sur leur "train de vie", je ne vois pas le rapport. Leur train de vie se serait dégradé à cause d'une invasion du féminin dans leur CSP? Vous plaisantez?
      Je ne renie pas le fait que nous soyons des animaux hein, mais je sais que ce n'est pas ce que vous vouliez dire.
      En revanche, on a le droit de réfléchir deux secondes sur l'attribution "naturelle" des rôles masculins et féminins dans la société hein. Et on peut aussi en conclure que rien n'empêche une femme d'être un bon médecin ou une bonne avocate.

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    10. « Leur train de vie se serait dégradé à cause d'une invasion du féminin dans leur CSP? »

      Ah, ça, je crois que personne n'est en mesure de le dire. C'est l'éternelle histoire de l'œuf et de la poule : les femmes investissent-elles des métiers en cours de dévaluation (monétaire, de prestige social, etc.) ou bien leur arrivée crée-t-elle cette dévalorisation ? Une interaction des deux, sans doute.

      Sinon, nul n'a jamais dit (en tout cas pas moi) qu'une femme ne pouvait pas être un bon médecin ou une bonne avocate. Nous parlions des métiers, pas de la compétence de ceux qui les exercent.

      Enfin, les mots que vous employez sont très significatifs de vos errements de pensée. Vous dites : « on a le droit de réfléchir deux secondes sur l'attribution "naturelle" des rôles masculins et féminins dans la société ». Il n'y a évidemment jamais d'«attributions» de rôles. Pour le dire très vite, personne n'a jamais décidé que les hommes seraient plutôt soldats et les femmes plutôt infirmières. Nul n'a jamais contraints les hommes à faire plutôt de la politique que du social, ni les femmes le contraire. Néanmoins, c'est bien ainsi que les choses continuent à se passer, n'en déplaise aux idéologues et aux tenant de "l'homme nouveau".

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    11. Pardon mais vous avez écrit :
      "Pour ce qui est de la dévalorisation des métiers lorsqu'ils se féminisent, ce n'est nullement une "idée" mais un fait que chacun peut aisément vérifier, notamment, en effet, en médecine générale et chez les avocats pénalistes"
      Ça veut bien dire que vous considérez que ces professions ont été dévalorisées à cause de leur féminisation non?
      Il n'a jamais été "décidé" en effet que les hommes ou les femmes feraient plutôt ci ou ça mais l'éducation inculquée aux enfants et empreinte de stéréotypes les oriente inévitablement vers des carrières jugées "conformes" à leur sexe.
      C'est ça qui me pose problème.

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    12. Vous avez raison, ma formulation était maladroite, en ce qu'elle induisait une antériorité avérée d'un phénomène sur l'autre, ce qui n'était pas mon intention.

      Pour le reste, une fois de plus vous prenez le problème à l'envers, et surtout d'une manière tout à fait surannée. Le fait est que que vos "stéréotypes" (qui à mon avis n'en ont jamais été complètement) n'existent plus depuis au moins trois décennies, et que tout le monde s'efforce au contraire d'inculquer aux filles et aux garçons qu'ils sont rigoureusement semblables. Malgré cela, au grand désespoirs des idéologues, toujours aussi peu de garçons aux portes des écoles d'infirmières et absolument aucune fille postulant à un travail d'éboueuse (là, bizarrement, personne pour réclamer la parité…).

      Et connaissez-vous cette expérience réalisé par des éthologues, consistant à introduire dans une pièce remplie de jouets divers de très jeunes singes des deux sexes ? Au bout d'un temps assez court, la grande majorité des guenons avaient une poupée entre les mains tandis que leurs petits copains s'intéressaient aux ballons…

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    13. Il y a un truc qui me frappe même si je suis un peu hors sujet. C'est le phénomène des hôtesses d'accueil dans les grands bureaux. Elles sont toutes jeunes et jolies. En 25 ans de boulot, j'ai parfois vu des types âgés mais dans des secteurs particuliers comme l'industrie. Dans les services (je bosse dans la banque), j'ai vu une fois un mec. Un jeune type efféminé visiblement homosexuel. Qui vous ferait presque regretter de ne pas l'être.

      C'est pareil pour le secrétariat. Je n'ai connu qu'un seul type à être secrétaire (moi, pendant mon service militaire, j'étais tellement efficace que le capitaine a viré sa secrétaire).

      Je me demande pourquoi des professions purement féminines (je vous laisse débattre des raisons) sont déconsidères. À un point tel qu'on ne parle plus de secrétaire mais d'assistante de direction. On n'a plus une secrétaire à qui on demande de faire un truc mais l'assistante du grand chef que l'on sollicite pour un service.

      Ce qui me gêne c'est que le boulot est bien plus valorisant que certains boulots strictement masculins. La secrétaire du chef est au courant de tout ce qu'il se passe dans le service et est une clé pour son fonctionnement. Alors qu'un mécanicien en chie et fait ce que son chef lui demande.

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    14. Je suis assez d'accord avec Jégoun. Et je vais essayer d'élargir la problématique. Quand on voit le nombre de jeunes au chômage et la quantité d'annonces pour être "hôtesses" d'accueil, c'est assez ahurissant.
      J'ai reçu plusieurs annonces de Pôle Emploi pour "hôte/hôtesse" d'accueil. Mais quand je googlait ces mêmes annonces pour avoir des infos sur l'employeur, j'atterrissais sur "hôtesse"... Bref, plus de recrutement masculin à l'horizon.
      Ce qui rejoint plus ou moins ce que je voulais dire à Didier Goux, même les recruteurs adhèrent consciemment ou pas à ces clichés.

      Quand je vais à la station service près de chez moi pour regonfler mes pneus - tâche hautement compliquée vous en conviendrez - 9 fois sur 10 (et je ne blague pas), le type de la station service sort de sa cahute pour me demander si j'ai besoin d'aide.
      20 centimes les 2 minutes d'air et j'arrive à gonfler les 4 pneus en moins que ça... J'ai fait le test de me garer un peu plus loin pour voir s'il se comportait de la même manière avec l'automobiliste qui patientait: rien, il n'a pas bougé. et ne me sortez pas l'argument de la galanterie hein...
      C'est machinal, l'imaginaire collectif continue de penser que les femmes sont faites pour être secrétaires et / ou assistantes de direction et les hommes mécano. Je schématise mais c'est en gros ce que je veux dire: on a tendance à attribuer aux hommes certains métiers et aux femmes d'autres métiers. Il n'y a qu'à voir les réactions des gens face à un homme sage-femme (appellation complètement obsolète aujourd'hui) ou un puériculteur...

      Et bien qu'il y ait eu des avancées considérables en 30 ans (je réponds ici à Didier Goux), il reste des schémas qui ont la peau dure. Je vous garantis qu'autour de moi, quand certains pères voient leur fils de 4 ans déguisé en princesse, ils sont très très mal...

      Sans parler d'une amie institutrice qui s'est fait soufflé dans les bronches quand des parents ont découvert que leur fils était déguisé en fleur pour le spectacle de fin d'année...

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    15. Vous n'élargissez rien du tout, vous ne faites que réemployer les mêmes mots qui sont, à mon sens, inopérants, ne rendent pas compte de la réalité des choses.

      « C'est machinal, l'imaginaire collectif continue de penser que les femmes sont faites pour être secrétaires et / ou assistantes de direction et les hommes mécano. » Pourquoi l'imaginaire ? Et qu'est-ce que c'est que ça, un "imaginaire collectif" ? D'où ça sort ? Vous ne vous êtes jamais dit que, peut-être, votre "imaginaire" était fondé sur le fait que les hommes étaient réellement plus attirés par la mécanique que les femmes ? Et que ces dernières avaient de meilleures capacités d'accueil, d'écoute, de compréhension, et donc trouvaient le travail d'hôtesse plus à leur goût que ces messieurs ?

      Mais non, pour vous, rien ne peut relever de l'inné. L'inné, c'est le mal, c'est l'asservissement, etc. Vous l'avouez d'ailleurs dans la phrase suivante : « On a tendance à attribuer aux hommes certains métiers… » Encore une fois, non : on attribue rien du tout. Et, du reste, qui serait donc ce "on" tout puissant ? Ah, oui, bien sûr : l'imaginaire collectif…

      Je passe sur ce tic modernœud qui consiste à voir dans chaque changement (peut-être tout à fait passager d'ailleurs, rien d'autre qu'une lubie, une mode…) une "avancée". Comme si les hommes se trouvaient embarqués dans un train allant d'une gare à une autre.

      « Il reste des schémas qui ont la peau dure. » Oui, et on sent bien que c'est ce qui défrise les tenants de l'homme nouveau, cette "peau dure". (Du reste, s'ils ont la peau aussi dure, c'est peut-être parce que vos "schémas" sont bien davantage que des schémas, justement.)

      Enfin, je proclame ma solidarité totale avec ces malheureux pères dont on déguise le fils en princesse. Et, bien que peu violent de nature, je pisserais volontiers le long de la jambe du malfaisant qui se serait autorisé une clownerie pareille avec le mien.

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    16. "ma solidarité totale". Ca vaut mieux qu'une demi solidarité.

      (vous allez nous fâcher la taulière).

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    17. "Vous ne vous êtes jamais dit que, peut-être, votre "imaginaire" était fondé sur le fait que les hommes étaient réellement plus attirés par la mécanique que les femmes ? Et que ces dernières avaient de meilleures capacités d'accueil, d'écoute, de compréhension, et donc trouvaient le travail d'hôtesse plus à leur goût que ces messieurs ?"

      Non. Je crois réellement que ce sont l'éducation, la société et la culture qui jouent dans ce soit-disant déterminisme.

      Bon il vous aura fallu une dizaine de commentaires avant de brandir la modernoeud attitude, vous progressez!

      Je compatis envers le pauvre garçon qui recevra votre urine.

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    18. Nicolas: non ça va... J'en ai vu d'autres. Il y a 18 mois (de tête), Monsieur Goux me traitait de pauvre conne. Y'a du progrès.

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    19. Pôv' conne !

      (S'agirait quand même de respecter les fondamentaux, bordel…)

      Cela étant, j'en suis à me demander pourquoi nous nous sommes laissés, vous autant que moi, entraîner dans cette discussion, dont nous savions dès le départ qu'elle ne pouvait mener nulle part, dans la mesure où je continue à considérer vos idées sur la question (et sur d'autres, rassurez-vous…) comme semi-démentes, et que, de votre côté, j'imagine, vous me voyez toujours comme un étrange rescapés des temps néandertaliens.

      Cela dit, pour conclure en ce qui me concerne, culture et préjugés ou pas, il n'en reste pas moins que, chez les grands singes et chez les loups (les loups ont le mode de vie le plus proche du nôtre, ou nous du leur), ce sont quand même les femelles qui s'occupent des petits et les mâles qui vont à la castaqne…

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    20. Vive les abeilles. Les mâles tirent un coup et vont bistro pendant que leur grosse travaillent et s'occupent des mômes.

      Vive les lions aussi.

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    21. Les lions, c'est encore pis : ils envoient les femelles chasser mais quand elles rapportent les proies, ce sont eux qui bouffent en premier.

      Les lions, c'est un peu les musulmans de la jungle…

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    22. C'est marrant, je me suis posée la même question: "pourquoi nous nous sommes laissés, vous autant que moi, entraîner dans cette discussion, dont nous savions dès le départ qu'elle ne pouvait mener nulle part?"

      Mais les fondamentaux se perdent car vous m'aviez traitée de "pauvre conne" en toutes lettres.

      Sur ce, la guenon vous salue, je m'en vais épouiller mon mâle.

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    23. Les lions ne font pas des prières à la con et ne se garent pas sur les trottoirs un mois par an pour acheter des pâtisseries dégueulasses.

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    24. Élodie : Quant à moi, en tant que mâle dégénéré, limite tafiole, je vais aller faire la vaisselle du dîner, pendant que ma femme joue au scrabble avec sa frangine sur son ordinateur.

      Nicolas : non, mais en revanche, ils ne se rasent jamais la crinière non plus.

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    25. Certes, Didier, mais ils ont pas un dieu à la con qui les OBLIGE à boire en cachette.

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    26. Bon bah vive les lions alors.

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  4. Un petit post sur les 70 ans du droit de vote accordé aux femmes afin de couper court à la conversation précédant ce commentaire ?

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    1. Oui c'est prévu. Je l'avais publié par erreur le 21 mars. Donc je remets ça le 21 avril... Parce que je n'ai toujours pas compris pourquoi tout le monde l'avait célébré le 16...

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    2. Oh oui, foin de ces discussions qui risqueraient de nous amener à réfléchir : faites-nous vite un petit post commémoratif pour nous dire combien vous êtes heureuse d'être contente de vivre dans une société où les femmes peuvent enfin s'exprimer. N"oublier pas tout de même le couplet plus grave, dans lequel vous nous rappellerez utilement qu'il y a encore bien du chemin à parcourir, de tabous à faire sauter, de portes ouvertes à enfoncer, etc.

      Et comme ce sera le 21 avril, ce si réjouissant anniversaire d'un autre événement comique plus récent, n'oubliez pas de conclure en nous rappelons qu'il faut rester vigilants car le retour de la bête-immonde-qui-pointe-son-mufle est toujours à craindre.

      Voilà, il est quasiment écrit, votre billet. En tout cas, mon commentaire l'est.

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    3. Sans verser dans le pathos, on peut quand même rendre hommage aux suffragettes qui se sont battues pour que maintenant les femmes aient la possibilité de s'exprimer aux urnes. Et j'attends avec impatience le 21 avril car je suis d'accord avec Elooooody : il y a encore du chemin à faire pour qu'elles soient de vraies égales des hommes. En 70 ans on a eu des avancées mais aussi des hésitations. Des choses restent a faire : changement des mentalités et je souhaite que des crèches existent dans chaque entreprise car c'était une revendication (qui a été totalement ignorée) permettant aux femmes de reprendre le travail rapidement tout en restant proches de leur bébé et à la clé une amélioration de la considération du statut de la mère qui ne serait plus considérée comme "une perte de temps" par de nombreux machistes à la tête des entreprises. Excusez du peu Didier mais tant que vous n'avez pas la possibilité de vous mettre à leur place, j'estime que vous devriez faire preuve de plus d'empathie et de considération.

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    4. Empathie, my ass !

      (Des crèches dans les entreprises, et puis quoi encore…)

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    5. Morbleu ! Cachez ce séant que je ne saurais voir.

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  5. Tsahal montre que les femmes sont des hommes comme les autres.

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    1. Je vous demande bien pardon ! Quand on voit les photos de ces irrésistibles brunettes en treillis et la mitrailleuse plaquée sur la hanche, il est évident que les filles de Tsahal sont tout ce qu'on veut sauf des hommes comme les autres !

      On se ferait volontiers nettoyer la bande de Gaza, moi, j'dis.

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    2. Pour peu que Nicolas débarque entre deux bières, je sens que la conversation risque encore de déraper grave, si la taulière ne vient pas mettre le hola rapidement ! Mais, comme on est samedi soir, elle doit être en train de mettre la parité en pratique sur un canapé Ikéa quelconque, je présage…

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    3. Je mets le holà.
      Je n'ai rien lu de vos commentaires, je suis en soirée mojitos.
      À la vôtre.

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    4. Mayday ! mayday ! on a été repéré par le navire amiral !

      Sinon, je vois que j'avais vu juste : on sait comment se terminent les soirées mojitos chez les moins de 40 ans…

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    5. Mayday comme un phoque, oui !

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    6. Et comment elles se terminent les soirées mojitos chez les moins de 40 ans je vous prie?

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    7. Ne vous faites pas plus oie blanche que vous ne l'êtes…

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